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Article de la Favj

Le spectacle du cabaret mûrira un an de plus

 

«On revient chaque année comme une rage de dents», avance Marina Lecoultre. «Dis plutôt un baume», la corrige Mireille Rochat. Les joyeux lurons du cabaret sont attablés dans leur salle de la Maison des jeunes, sur les hauts du Sentier, connu aussi comme le Cabaret de la Tranchée – leur salle, au fond, eux qui y écument les planches depuis plus de quarante ans avec leur spectacle de rires et chansons. «Qu’est-ce que ça va être dur de passer novembre sans pouvoir jouer!», se désole Mireille Rochat. Le mot est lâché. Quoi, pas de cabaret cette année? Eh ben non. La faute au dos de leur pianiste. Tout se passait comme sur des roulettes depuis le début des répétitions à la mi-août, las: «On a appris la mauvaise nouvelle début septembre, qu’il devait être opéré. Il serait ensuite “à l’assurance” jusqu’où jour même de la première», explique Bertrand Mouquin. «Dès lors, on a tout considéré: aller répéter chez lui pendant sa convalescence, travailler avec des bande-son, rien n’y faisait. Comprenez, les acteurs font aussi office de serveurs et de cuisiniers lors des quatre soirées de spectacle avec repas…»

 

IRREMPLAÇABLE

Mais pourquoi ne pas remplacer ce fameux pianiste? Trop de connivence, trop de chemin parcouru ensemble… et trop avancés dans les répétitions pour pouvoir se retourner: François Bettens de son nom a paru simplement irremplaçable auprès de ses compagnons. Ceux-ci ont préféré renoncer à ce rendez-vous annuel du début novembre devenu un rituel pour le public é. Autre raison de ce retrait inhabituel alors même que le spectacle 2018 est quasiment prêt: «On reste des amateurs et on le revendique mais… on ne voulait pas présenter un “demi-cabaret” en changeant le casting à la dernière», explique Marina Lecoultre. À côté d’elle, sur ses béquilles, Mireille Rochat complète: «Est-ce que tu te rends compte que par solidarité, je me suis peté la guibole… Qu’on n’ait ainsi plus aucun regret de ne pouvoir nous produire sur scène?».

 

LOT DE CONSOLATION

Quand pourra-t-on revoir les Mouquin, Lecoultre et consorts (la troupe totalise une douzaine d’acteurs, sans les techniciens) sur les planches? Les 8 et 9 mars à l’occasion du week-end de la Chorale de l’Orient, dont il assureront la deuxième partie. Et dans une année à compter d’aujourd’hui, lors de leur rendez-vous rituel de novembre, si aucun autre imprévu ne se déclare, touchons du bois! «On songe même à augmenter le nombre de représentations en 2019», indique Bertrand Mouquin, «vu qu’une grosse partie du spectacle est déjà dégrossi… et pour montrer notre bonne volonté». «C’est très envisageable, car nous serons on manque de scène, intoxiqués jusqu’au trognon», complète Marina Lecoultre. Le cabaret fait en effet toujours salle comble et, en une quinzaine de représentations, totalise un public d’un millier d’habitués de la Vallée et au-delà. Le spectacle est toujours plein avant la première. Nul doute que ces prolongations – pour se faire pardonner? – trouveront preneur.

 

—  Joël Reymond

Source : FAVJ

Contrairement à ce que suggère ce cliché, l’harmonie règne au sein de la troupe du cabaret.
Aucune scission en vue: c’est un problème de santé qui a amené à l’annulation du spectacle de cette année.

Pavillon

de la Tranchée